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Tchad : après la tempête, s’ouvrir au monde

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Ibrahim Badji Mollimi : le défi du privé tchadien

Ancien haut fonctionnaire du ministère des Finances et ex-directeur général adjoint de la Banque commerciale du Chari, Ibrahim Badji Mollimi est, depuis un an, à la tête de la Compagnie sucrière du Tchad (CST).

Mis à jour le 27 mars 2012 à 16:23

Ibrahim Badji mollini, pdg depuis un an de la CST. © Abdoulaye Barry pour J.A.

« Le privé et le public, c’est complètement différent, mais je m’adapte petit à petit », explique Ibrahim Badji Mollimile, PDG de la Compagnie sucrière du Tchad (CST). Son objectif : « Remettre la compagnie sur les rails et investir de façon à combler la consommation du pays, qui est deux fois plus importante que celle du Cameroun. »

Né en 1968 à Fada (Nord-Est), Ibrahim Badji Mollimi décroche un bac scientifique au lycée du Sacré-Coeur de N’Djamena, une licence en sciences économiques à l’université Sidi-Mohammed-Ben-Abdallah de Fès (Maroc), avant de se spécialiser dans la finance à l’École supérieure internationale d’administration des entreprises, en France. En 2000, de retour au Tchad, il intègre le ministère des Finances. Des diverses fonctions qu’il y a occupées, il retient surtout le combat pour l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), finalement abandonnée à cause de la rupture entre N’Djamena et la Banque mondiale. Il se souvient aussi de son passage à la tête de la Direction générale des douanes et droits indirects, de 2002 à 2004, où il a fait en sorte d’optimiser le recouvrement des recettes, notamment en luttant contre l’informel, la fraude et la contrebande.