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Les 50 qui font la nouvelle Tunisie : les gardiennes de l’après-révolution

Mis à jour le 9 mai 2012 à 18:57

La ministre Sihem Badi, la journaliste Sihem Bensedrine et la magistrate Kalthoum Kennou étaient aux avant-postes de la contestation en Tunisie. Elles poursuivent leur combat.

C’est l’heure de la revanche pour ces trois militantes. Sihem Badi et Sihem Bensedrine ont connu la prison ou l’exil pour s’être dressées contre Ben Ali. Kalthoum Kennou, réputée pour sa droiture, a été mutée dans le Sud pour avoir refusé l’ingérence du politique dans la justice. Aujourd’hui, à la tête de l’Association des magistrats tunisiens, elle dénonce la prévarication au sein de la justice et conteste les compétences de la commission de lutte contre la corruption.

La plus connue des trois, Sihem Bensedrine, farouche opposante à l’ancien régime, est une activiste assagie. Présidente du Groupe arabe d’observation des médias, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie et rédactrice en chef de Radio Kalima, elle a été très médiatisée avant les élections du 23 octobre et continue, avec une visibilité moindre, de se battre pour la transparence du ministère de l’Intérieur.

Sihem Badi, ministre des Affaires de la femme

© Ons Abid pour J.A.

C’est à Paris, où elle avait entamé une carrière de médecin, que Sihem Badi a rejoint l’opposition avant de soutenir Moncef Marzouki durant la campagne électorale. Candidate malheureuse à l’élection de l’Assemblée constituante, elle a été nommée ministre des Affaires de la femme. Mais on lui reproche d’avoir encouragé le mariage coutumier, avant de s’être rétractée, et de ne pas avoir fait montre d’une très grande fermeté à l’égard des prédicateurs radicaux qui s’en prennent au statut des Tunisiennes.