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Cet article est issu du dossier «Histoire : l'avant-garde nègre»

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Culture

L’avant-garde nègre – XVIe siècle : Malik Ambar

Malik Ambar a inventé un système de distribution d'eau potable. ©

De 1607 à 1626, Malik Ambar a été le régent du sultanat d'Ahmednagar.

Vendu comme esclave par des parents miséreux, le petit Zara aurait pu connaître une vie de souffrances et de labeur. Heureusement, le destin, généreux, en a décidé autrement pour Malik Ambar (v. 1546-1626). Celui qui prit plus tard le nom de Malik Ambar est devenu l’une des personnalités les plus influentes… d’Inde.

Fasciné par son intelligence, son maître, Changez Khan, le Premier ministre du sultanat d’Ahmednagar, dans le centre-sud de l’Inde, fit de lui le chef de sa cavalerie et l’initia à l’art de la guerre et à la diplomatie avant de l’affranchir. Il offrit ainsi au jeune Abyssinien, son fils spirituel, les moyens de s’émanciper et de devenir, de 1607 jusqu’à sa mort en 1626, le régent du sultanat d’Ahmednagar.

Audacieux et téméraire, le jeune homme leva une armée de 1 500 hommes et inaugura les techniques de la guérilla face aux envahisseurs étrangers. On estime même qu’il est le précurseur de la résistance indienne face aux Moghols et plus tard aux colons britanniques. Féru d’architecture, il créa une nouvelle ville, Khadi (futur Aurangabad), et inventa un système ingénieux de distribution d’eau potable. Un personnage hors du commun dont l’anthropologue Éliane de Latour a retracé le parcours dans son roman Malik Ambar. 

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