Dossier

Cet article est issu du dossier «Histoire : l'avant-garde nègre»

Voir tout le sommaire
Culture

L’avant-garde nègre – XVIIe siècle : Juan de Pareja

Philippe IV découvre l'une des toiles de Juan de Pareja et ordonne à Vélasquez de l'affranchir. © D.R

 Aux XVIIe siècle, Juan de Pareja était un disciple du peintre espagnol Vélasquez.

En 1971, le Metropolitan Museum of Art de New York a déboursé 5,5 millions de dollars (un record pour l’époque) pour le portrait que Vélasquez fit de Juan de Pareja en 1648. Une toile qu’il réalisa lors d’un séjour à Rome pour s’entraîner avant de brosser le portrait du pape Innocent X. Juan de Pareja était alors son esclave, l’homme à tout faire qui préparait ses toiles et ses couleurs. Né à Séville d’une mère d’origine africaine, Juan de Pareja a peint en cachette des années durant alors que son statut le lui interdisait.

Le roi d’Espagne Philippe IV, qui avait l’habitude de rendre visite à Vélasquez à qui il commandait régulièrement des tableaux, découvre par hasard l’une des toiles de Juan de Pareja. Devant autant de talent, le monarque ordonne à Vélasquez d’affranchir le métis. Le peintre obéit et fait de l’ancien esclave l’un de ses disciples, lequel lui restera fidèle jusqu’à la mort. 

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte