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Cet article est issu du dossier «BTP : les projets qui transforment le continent»

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Âmes de bâtisseurs : Ali Haddad

Ali Haddad un Kabyle qui investit aussi chez lui. © Anis/New Press

www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110309102456/Le PDG d'ETRHB Haddad a transformé l'entreprise familiale fondée en 1988 en premier groupe privé du BTP algérien.

Ancienne base militaire romaine située en contrebas des monts de Kabylie, Azzefoun est la contrée des artistes et des écrivains. C’est aussi la ville où a été fondé ETRHB Haddad, devenu en vingt ans le premier groupe de BTP d’Algérie. Une success-story à mettre sur le compte d’Ali Haddad, benjamin d’une fratrie de six garçons. Pour ce diplômé en génie civil, tout a commencé par l’ouverture d’un modeste hôtel situé en bord de mer.

Le tournant arrive en 1988, lorsqu’il crée sa société de travaux publics, au capital de 1 million de dinars (10 200 euros aujourd’hui). Après plusieurs années de patience, il finit par décrocher son premier grand contrat : la réalisation d’une route dans la wilaya de Tizi-Ouzou, un projet de près de 1 million d’euros qu’Ali Haddad, kidnappé par un groupe terroriste, a failli ne jamais voir se concrétiser. Cet épisode ne fera que renforcer sa détermination… et le développement de son groupe.

Le coup d’accélérateur sera donné au début des années 2000 avec le lancement de grandes infrastructures publiques. Routes, voies ferrées, barrages, tramway, complexes sportifs… ETRHB décroche de nombreux contrats et s’impose comme un acteur incontournable, comptant désormais 6 000 collaborateurs. Une réussite qui a souvent suscité des interrogations. « Ni Bouteflika ni personne ne nous a jamais versé quoi que ce soit. Il faut arrêter de croire que seuls les corrompus réussissent en Algérie », tenait à préciser Ali Haddad dans nos colonnes il y a quelques années.

Pour assurer son développement, ETRHB a lancé en 2010 un emprunt obligataire de 70 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels – soit approximativement le chiffre d’affaires réalisé la même année. Son avenir repose désormais sur une politique de diversification. Dans les médias d’abord, avec les quotidiens Wakt el-Djazaïr et Le Temps d’Algérie et une chaîne de télévision. Dans le sport ensuite, à travers la reprise de l’Union sportive de la Médina d’Alger, célèbre club de football qu’Ali Haddad préside depuis août 2010. Dans le tourisme enfin, avec le lancement d’importants projets sur la côte méditerranéenne. L’un d’eux sera d’ailleurs installé à Azzefoun.

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