Économie

Cette semaine dans Jeune Afrique

Cette semaine, « Jeune Afrique » (n°2761 du 8 au 14 décembre) examine le déséquilibre des systèmes fiscaux. Là où multinationales, acteurs informels et particuliers contribuent très peu à l’effort collectif, le taux d’imposition des PME est le plus élevé de la planète. Retour sur un paradoxe africain.

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Mis à jour le 9 décembre 2013 à 09:47

Le rapport de PwC porte sur les impôts des PME dans 189 pays. © Rafaël Ricoy/JA

Quelle est la région du monde où les PME paient le plus de taxes ? La réponse est simple : l’Afrique. Les PME africaines subissent un taux d’imposition global d’environ 52,9%, soit dix points de plus que la moyenne mondiale et deux fois plus que les entreprises du Moyen-Orient. C’est l’une des conclusions du rapport « Paying taxes 2014 », réalisé par le cabinet international de conseil et d’audit PwC, en partenariat avec la Banque mondiale.

Cette surtaxation reflète les faiblesses des systèmes fiscaux des pays africains. Jeune Afrique revient, dans ce numéro, sur leurs nombreuses lacunes, des exonérations fiscales accordées aux multinationales au refus pur et simple de s’acquitter de l’impôt – parfois dans les plus hautes sphères de l’État -, du poids du secteur informel à la lourdeur des procédures de paiement. Le magazine expose également l’impact de ces dysfonctionnements sur les sociétés africaines et présente les réformes envisageables.

En section Entreprises & marchés, Jeune Afrique s’interroge sur le futur d’Orange en Afrique. Longtemps à l’offensive sur le continent, le groupe français pourrait céder plusieurs de ses filiales africaines. Un tel scénario serait un tournant majeur pour le groupe. Retrouvez également dans cette section les secrets de la réussite de l’avionneur américain Boeing auprès des principales compagnies aériennes africaines.

Parmi les Indiscrets de la semaine, Jeune Afrique dévoile les introductions en préparation à la Bourse régionale d’Abidjan et présente les récentes opérations du capital-investisseur panafricain Africinvest dans le secteur pétrolier nigérian.

Dans les pages Décideurs, découvrez le parcours et les combats de l’homme d’affaires tchadien Abdoulaye Djonouma. L’ancien ministre et actuel patron de la Société commerciale du Chari et Logone (SCCL) a fait de son pays le deuxième exportateur mondial de gomme arabique. À 85 ans, le camarade de promotion d’Abdou Diouf à l’École nationale de la France d’outre-mer (Enfom) livre une dernière bataille : l’industrialisation de la filière et la transformation sur place de la matière première.

En section Finance, Mohamed Benchaaboun, le très discret PDG de Banque populaire, fend un peu l’armure pour Jeune Afrique. De la baisse de la note attribuée par Standard & Poor’s à la stratégie de développement à moyen terme de Banque Atlantique, le patron du groupe mutualiste marocain fait un tour d’horizon franc de l’actualité de l’entreprise et de ses perspectives.

Sommaire

Impôts – Que les exemptés lèvent le doigt !

Entreprises & marchés
Télécoms – Et si Orange raccrochait ?
Aérien – Boeing préfère les gros
Algérie  – Sous le couvercle du groupe SIM

Indiscrets

Décideurs
Tchad Abdoulaye Djonouma, le roi de la gomme

Finance
Interview – Mohamed Benchaaboun, PDG du groupe Banque populaire