Économie

Crash d’Ethiopian Airlines : pourquoi Boeing pourrait finalement être jugé

L’avionneur américain est convoqué, ce 26 janvier, devant un tribunal du Texas (États-Unis). Il est accusé d’avoir sciemment laissé voler des 737 MAX au logiciel défectueux. Deux appareils se sont écrasés, l’un en 2018 en Indonésie, l’autre en 2019 en Éthiopie.

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Mis à jour le 25 janvier 2023 à 17:05

Les proches des victimes se recueillant devant les cercueils des passagers du vol d’Ethiopian Airlines ET302. À Addis-Abeba, le 17 mars 2019. © Jemal Countess / Getty Images via AFP

C’était un combat de longue date des familles des 157 passagers et membres d’équipage du vol ET 302 d’Ethiopian Airlines, qui s’est écrasé non loin d’Addis-Abeba quelques minutes après son décollage, le 10 mars 2019, ainsi que des proches des victimes du vol Air 610 de la compagnie indonésienne Lion Air, qui s’est écrasé près de Jakarta, le 29 octobre 2018. Le 26 janvier 2023, un représentant de Boeing est attendu devant la juridiction de Fort Worth (Texas), où l’avionneur américain sera officiellement accusé de « felony » – ce qui peut se traduire par crime ou par délit.

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Boeing est soupçonné d’avoir sciemment dissimulé à ses compagnies clientes ainsi qu’au certificateur américain les défaillances du logiciel de pilotage MCAS installé sur ses 737 Max, à l’origine des deux crashs.

Représentant « habilité »

« La convocation ne cible personne en particulier. Elle réclame juste qu’une « app