Économie

L’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale vont créer une compagnie maritime commune

Les États d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale vont mettre en place une compagnie de transport maritime commune, Sealink, afin d’encourager les échanges commerciaux entre les deux régions.

Mis à jour le 9 décembre 2013 à 15:01

Le port de Dakar. L’investissement pour la mise en place de Sealink s’élève à près de 63 millions de dollars. DR

Prévue pour 2014, la compagnie de transport maritime Sealink desservira l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. La société a l’ambition d’assurer le transport de passagers et le fret entre les deux régions afin de doper les échanges commerciaux entre elles, avec trois navires dans un premier temps. Les opérateurs à la tête de ce projet annoncent un investissement de 30 milliards de F CFA (environ 62,7 millions de dollars) pour mettre sur pied la compagnie. Le capital sera constitué d’actions de sociétés privées à hauteur de 30 % et de particuliers pour les 70 % restants. Il est attendu au total 100 millions d’actions à répartir entre les pays membres, en fonction du PIB national.

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Déficit

Le président de Sealink, Bai Matar Drammeh, et ses partenaires sont partis du constat que le transport de biens d’une région à une autre pose souvent problème en Afrique à cause du manque de navires. « Nous nous servons des navires étrangers pour le transport en dehors de l’Afrique. Une fois les marchandises débarquées dans l’un des ports africains, leur acheminement pose problème », note Bai Matar Drammeh, par ailleurs président de la Chambre de commerce de Gambie.

« La région ouest-africaine souffre d’un déficit en matière de transport maritime au moment où tous les produits de la sous-région sont acheminés par voie terrestre, avec des routes dégradées qui ne permettent pas d’accroître les transactions entre les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) », constate également le directeur général de la Fédération des chambres de commerce de la Cedeao, Cherno Jallow.

Selon Bai Matar Drammeh, Sealink a l’ambition « d’offrir une flotte sûre, moderne avec une gestion internationale expérimentée, qui aura un avantage concurrentiel effectif dans les régions ».