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Qui peut sauver le Mali ?

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Mali : Diarra à Paris, une visite de crise

Lors de son voyage diplomatique du 12 au 16 juin, le Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, a obtenu des garanties de ses alliés français et algérien.

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Mis à jour le 22 juin 2012 à 12:03

Il s’agissait d’une visite privée à Paris. Pourtant, Cheick Modibo Diarra, le Premier ministre malien, a, du 14 au 16 juin, enchaîné les rendez-vous officiels. Première escale, le Pullman-Montparnasse, où il a rencontré Dioncounda Traoré, le président de transition, qui, peu de temps auparavant, avait reçu Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères. « Ils s’appellent tous les jours, mais rien ne vaut un tête-à-tête », confie un membre de la délégation du Premier ministre. Le retour de Traoré à Bamako a-t-il été évoqué ? « Bien sûr, mais le président attend le feu vert de ses médecins. »

Option militaire

Le lendemain, Diarra a rencontré Fabius au Quai d’Orsay, puis Hélène Le Gal, la « Madame Afrique » de l’Élysée, qui s’est déplacée à l’hôtel de Crillon. Son objectif ? Obtenir le soutien de la France au Conseil de sécurité des Nations unies. Le Mali compte en effet présenter une demande de résolution en s’appuyant sur le chapitre 7 de la Charte, qui autorise l’usage de la force pour protéger les populations et recouvrer l’intégrité d’un territoire.

L’option militaire se précisant, le Premier ministre s’efforce de s’assurer le plus grand nombre possible de soutiens, surtout au Sahel. Le 13 juin, il était à Alger pour rencontrer Abdelaziz Bouteflika. « Nous ferons tout pour vous aider », lui a répondu celui-ci, ce qui laisse augurer une assistance militaire. L’armée algérienne est la mieux équipée et la plus performante de la région.