Politique

La coopération entre le Maroc et Israël va s’étendre à la « guerre électronique »

À l’occasion du premier comité de suivi de la coopération de défense entre les deux pays, Rabat et Tel-Aviv sont convenus de renforcer leur collaboration dans plusieurs domaines militaires.

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Mis à jour le 18 janvier 2023 à 11:00

Le général Belkhir El Farouk, le numéro deux de l’armée marocaine, pendant la Conférence internationale sur l’innovation de Défense, dans le sud d’Israël, le 15 septembre 2022. © JACK GUEZ / AFP

L’annonce a été faite par un communiqué de l’état-major des Forces armées royales (FAR), diffusé mardi 17 janvier. Le Maroc et Israël, qui se sont rapprochés depuis la normalisation diplomatique opérée en décembre 2020 dans le cadre des accords d’Abraham, « se sont accordés à renforcer davantage cette coopération et à l’élargir à d’autres domaines, notamment le renseignement, la défense aérienne et la guerre électronique », indique le document.

Cette évolution fait suite à la première réunion du comité de suivi de la coopération de défense maroco-israélienne, qui s’est déroulée lundi et mardi à Rabat, dans le cadre du rapprochement militaire entre les deux pays. La rencontre a été co-présidée par l’inspecteur général des FAR, Belkhir El Farouk, et le directeur du bureau des affaires politico-militaires du ministère de la Défense israélien, Dror Shalom.

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Protocole d’accord sécuritaire

Les deux parties ont également examiné différents volets de leur coopération, dont « la logistique, la formation et les entraînements ainsi que l’acquisition et la modernisation des équipements », détaille le communiqué. Une coopération « porteuse d’intérêts mutuels et basée sur la confiance et le soutien réciproques », s’est félicité Belkhir El Farouk, le numéro deux de l’armée marocaine.

En novembre 2021, l’ex-ministre israélien de la Défense Benny Gantz avait signé à Rabat un protocole d’accord encadrant les relations sécuritaires avec le Maroc. Sa visite historique avait été suivie en juillet par celle de l’ex-patron de l’armée Aviv Kochavi, la première par un chef d’état-major d’Israël dans le royaume chérifien.

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Ce rapprochement est vu d’un mauvais œil par Alger, fervente militante de la cause palestinienne, ce qui exacerbe les tensions déjà vives entre les deux pays en raison de profonds désaccords au sujet du Sahara occidental. Une situation qui s’est récemment traduite par la non participation du Maroc au Championnat d’Afrique des nations de football organisé par l’Algérie.

(Avec AFP)