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Le président algérien Tebboune se rendra en France en mai

Après la visite du président Macron en Algérie en août dernier, cette annonce confirme l’apaisement de la relation entre Alger et Paris.

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Mis à jour le 16 janvier 2023 à 09:26

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune lors de l’inauguration du stade Nelson Mandela à Alger, le 13 janvier 2023. © Présidence de l’Algérie / Handout / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP

Lors d’un entretien téléphonique le 15 janvier, le président algérien Abdelmadjid Tebboune et son homologue français Emmanuel Macron ont évoqué « des questions portant sur les relations bilatérales et la visite d’État du président de la République en France, convenant de la programmer pour le mois de mai prochain », a précisé Alger.

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Dans un entretien avec l’écrivain algérien Kamel Daoud publié le 11 janvier par l’hebdomadaire Le Point, le président français avait dit espérer accueillir son homologue en France en 2023, pour poursuivre le travail de mémoire et de réconciliation entre les deux pays.

Grande pompe

Fin décembre, Abdelmadjid Tebboune avait salué la nouvelle « relation de confiance » entre la France et l’Algérie, quatre mois après la visite à Alger de Macron, et annoncé une visite d’État en France en 2023, dans un entretien au quotidien français Le Figaro.

Les deux chefs d’État avaient relancé la coopération bilatérale dans une déclaration commune signée en grande pompe, fin août, ouvrant la voie notamment à un assouplissement du régime de visas accordés à l’Algérie, en échange d’une coopération accrue d’Alger dans la lutte contre l’immigration illégale.

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La question empoisonnait la relation bilatérale après que Paris avait divisé par deux à l’automne 2021 le nombre de visas octroyés à l’Algérie, jugée pas assez prompte à réadmettre ses ressortissants expulsés de France. Mais le dossier a été réglé à la mi-décembre lorsque Paris a annoncé un retour à la normale de l’octroi de visas aux ressortissants algériens.

La question mémorielle autour de la colonisation française avait provoqué une grave brouille entre les deux pays à l’automne 2021, après des propos d’Emmanuel Macron sur lesquels il avait ensuite fait amende honorable. Les deux présidents ont aussi décidé de créer une commission d’historiens algériens et français chargés de travailler sur le passé commun des deux pays.

(avec AFP)