Économie

La Banque mondiale va prêter 4 milliards de dollars au Maroc

| Par Jeune Afrique
Casablanca, la capitale économique marocaine. La Banque mondiale versera au pays un milliard de dollars par an de 2014 à 2017. DR

Casablanca, la capitale économique marocaine. La Banque mondiale versera au pays un milliard de dollars par an de 2014 à 2017. DR ©

D’ici à 2017, la Banque mondiale va accorder une série de prêts à l’État marocain d’un montant total de quatre milliards de dollars, notamment pour des projets d’énergie et d’infrastructure.

Le Maroc a obtenu quatre milliards de dollars de prêts auprès de la Banque mondiale pour des projets de développement, notamment dans les domaines de l’énergie et des infrastructures. « L’approbation de l’accord par le conseil de l’administration de la Banque mondiale est attendue début 2014 », selon une source de la banque citée par Reuters. Selon les termes de l’accord, la Banque mondiale versera au pays un milliard de dollars par an de 2014 à 2017. Le Maroc, qui a reçu 600 millions de dollars par an entre 2011 et 2013, a demandé une augmentation du soutien financier accordé par la banque.

Subventions

Ce prêt intervient alors que les bailleurs internationaux font pression sur le royaume pour qu’il accélère ses réformes en ce qui concerne les subventions à l’énergie et aux biens alimentaires, le contrôle de la masse salariale publique ainsi que les prestations de retraite publique, afin de réduire le déficit budgétaire. En août 2013, le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé l’éligibilité du Maroc à la ligne de précaution et de liquidité, tout en appelant le pays à faire progresser ses réformes.

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Dans le cadre des efforts visant à contenir le déficit public, le gouvernement marocain a mis en œuvre en septembre dernier une mesure d’indexation partielle et limitée des prix des carburants. Avec cette mesure, le gouvernement entend limiter l’impact des variations des cours mondiaux sur les finances publiques. La subvention des produits pétroliers représente un gouffre financier pour le royaume : elle constitue près de 90 % du coût total de la caisse de compensation (établissement public marocain créé en 1941 dans le but de stabiliser les prix des produits de base, ndlr).

Polémique

Mais cette mesure, qui a entraîné une hausse immédiate des prix à la pompe, a fait polémique au sein du parlement ainsi que de la société civile. Les réformes concernant les subventions sont particulièrement délicates car elles augmentent le coût de la vie.

Contrairement à la Tunisie et à la Libye voisines, le Maroc est parvenu à mettre fin aux troubles politiques grâce à une combinaison de dépenses publiques et de réformes constitutionnelles.

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