Société

La Zambie abolit la peine de mort et autorise la diffamation du président

Deux promesses de Hakainde Hichilema, élu président l’an dernier après des décennies dans l’opposition, ont été tenues ce vendredi. Lusaka a aboli la peine de mort et invalidé une loi qui interdisait aux citoyens de diffamer leur chef d’État.

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Mis à jour le 24 décembre 2022 à 17:07

Le président de la Zambie, Hakainde Hichilema, à Glasgow, en Écosse, le 1er novembre 2021. © Andy Buchanan/Pool/REUTERS

La Zambie a aboli la peine de mort et invalidé une loi qui interdisait aux citoyens de diffamer leur chef d’État, deux promesses du président Hakainde Hichilema, élu l’an dernier après des décennies dans l’opposition. Le président a signé vendredi soir le décret qui supprime deux lois héritées de l’époque coloniale, suscitant des réactions enthousiastes d’ONG et de militants des droits humains.

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Hakainde Hichilema « a approuvé le code pénal de 2022 qui abolit la peine de mort et le délit pénal de diffamation du président, qui figuraient dans les textes de loi zambiens depuis l’ère pré-indépendance », a déclaré le porte-parole de la présidence, Anthony Bwalya, dans un communiqué.

Vers une véritable démocratie

Pour le militant de droits Brebner Changala, cette décision représente une étape importante vers l’instauration d’une véritable démocratie. « C’est un énorme jalon dans la suppression des lois coloniales qui ne correspondent pas au régime démocratique du pays », a-t-il déclaré samedi, appelant le président à aller plus loin encore et à examiner « la loi sur l’ordre public, l’accès à l’information et d’autres lois coloniales ».

Les citoyens pourront ainsi exprimer librement leurs opinions sans craindre d’être poursuivis

La directrice du Centre for Policy Dialogue, Caroline Katotobwe, s’est félicitée que le président ait tenu sa promesse électorale. « Nous sommes ravis que cette loi répressive ait enfin été supprimée. Les citoyens pourront ainsi exprimer librement leurs opinions sans craindre d’être poursuivis comme c’était le cas dans le passé », a-t-elle affirmé dans un communiqué.

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La transition démocratique lors de l’élection en août 2021 de « HH », opposant de toujours, sur des promesse d’éradiquer une corruption rampante et de ressusciter l’économie, avait suscité un élan d’espoir pour les 18 millions d’habitants du pays, ainsi qu’en Afrique et au-delà.

(avec AFP)