Politique

Tentative de putsch à Sao Tomé : six militaires en détention provisoire pour « meurtre et torture »

Près d’un mois après la tentative de coup d’État, le Procureur a annoncé que neuf personnes dont deux militaires soupçonnés d’avoir commandité l’opération étaient en détention provisoire.

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Mis à jour le 22 décembre 2022 à 13:30

Patrice Trovoada à Paris, le 7 novembre 2018. © Vincent Fournier/JA

Six militaires poursuivis pour « meurtre et torture » contre des auteurs et commanditaires présumés d’une « tentative » de putsch à São Tomé-et-Principe ont été placés en détention provisoire, a indiqué le parquet général le 21 décembre.

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Le 25 novembre, le Premier ministre, Patrice Trovoada, avait annoncé que l’armée avait déjoué une tentative de coup d’État.Quatre assaillants avaient été capturés après six heures d’échanges de tirs au quartier général de l’armée dans la capitale São Tomé, ainsi que deux « commanditaires » arrêtés plus tard chez eux, dont l’ex-président de l’Assemblée nationale sortante et opposant Delfim Nevès, avait annoncé le chef du gouvernement.

Ouverture de deux enquêtes

Ce même jour, de nombreuses photos et vidéos ont circulé abondamment sur les réseaux sociaux. Elles prétendaient montrer des actes de torture, et des interrogatoires musclés de trois des assaillants et de l’un des « commanditaires » présumés, Arlécio Costa, opposant et ancien mercenaire, par des hommes en treillis militaires. Puis d’autres images prétendaient montrer les quatre mêmes hommes décédés.

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Deux jours plus tard, l’armée annonçait que trois des quatre assaillants avaient été tués dans une « explosion », sans plus de détails, qu’Arlécio Costa avait péri « en sautant d’un véhicule », et que 12 militaires ayant « participé » à la tentative de putsch avaient été arrêtés.

Le parquet général avait alors annoncé l’ouverture de deux enquêtes : l’une sur l’attaque du QG de l’armée, et l’autre sur « des actes cruels et inhumains », présumés commis par des militaires sur des hommes accusés par le Premier ministre d’être les commanditaires du « coup d’État ».

Dans un communiqué, le procureur général a indiqué que neuf personnes « ont été placées en détention provisoire », dont « six militaires », poursuivis pour « meurtre et torture » dans le cadre de la deuxième enquête sur les « décès survenus à l’intérieur des installations militaires ».

(avec AFP)