Économie

L’Algérie contre le plafonnement des prix du gaz

Premier exportateur gazier en Afrique, le pays dénonce le mécanisme temporaire mis en place par l’Union européenne pour plafonner les prix de gros du gaz.

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Mis à jour le 21 décembre 2022 à 11:36

Site de Sonatrach dans le Sahara algérien. © J-F ROLLINGER / ONLY WORLD / Only France via AFP

À l’occasion de la 4e journée algéro-allemande de l’énergie organisée dans le cadre des activités du partenariat énergétique entre les deux pays, le ministre algérien de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab a déclaré que son pays « ne soutient pas l’idée de plafonner les prix ». « Les marchés de l’énergie doivent rester libres pour pouvoir poursuivre les réalisations et les investissements dans l’amont. L’Algérie est considérée comme un fournisseur fiable et sûr pour l’Europe et nous sommes parfaitement d’accord avec nos partenaires européens pour ce qui est des prix à long terme », a poursuivi le ministre.

Conditions strictes

Le 19 décembre, après un mois d’âpres négociations, les États membres de l’UE ont approuvé un mécanisme temporaire pour plafonner les prix de gros du gaz : cet accord permet de débloquer d’autres mesures d’urgence pour réaliser des achats groupés de gaz et doper les énergies renouvelables. Ce dispositif, adopté par les ministres européens de l’Energie, vise à bloquer les transactions sur les marchés de gros au-delà d’un certain seuil, et empêcher ainsi toute envolée des cours qui se répercuterait sur entreprises et consommateurs.

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Assorti de strictes conditions, le dispositif doit entrer en vigueur le 15 février, et pour un an. Il s’enclenchera automatiquement dès que le prix du contrat mensuel (pour livraison le mois suivant) atteindra 180 euros/mégawatt-heure pendant trois jours consécutifs. Autre condition pour l’activation : un prix supérieur d’au moins 35 euros au prix international du gaz naturel liquéfié (GNL).

L’Algérie est le premier exportateur africain de gaz naturel et le 7e mondial. Avant l’invasion russe de l’Ukraine, l’Algérie, dont les réserves prouvées de gaz naturel s’élèvent à près de 2 400 milliards de m3, fournissait environ 11 % du gaz consommé en Europe contre 47 % pour la Russie.

(avec AFP)