Économie

L’Afrique endettée ? Une ode à la résilience, par Aurélie M’Bida

La dette extérieure totale des pays les plus pauvres a triplé en l’espace de dix ans. À qui la faute ?

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Mis à jour le 9 janvier 2023 à 11:37
Aurélie M'Bida

Par Aurélie M'Bida

Rédactrice en chef adjointe Économie et Finance à Jeune Afrique.

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Étranglés… C’est le mot qui vient à l’esprit à la lecture du dernier rapport sur la dette internationale publié par la Banque mondiale. Ce document recense, pêle-mêle, les pires ingrédients qui gâtent la vie des pays – pauvres, puisqu’il s’agit de ceux-là – déjà mis en grande difficulté par la pandémie de Covid-19, par l’inflation généralisée et par les risques de récession qui se profilent.

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Alors que le tsunami des dettes se propage, « les pays les plus pauvres éligibles aux financements de l’Association internationale de développement (IDA) » – filiale de l’institution de Bretton Woods dont les taux d’emprunt sont très réduits – consacrent désormais plus d’un dixième de leurs recettes d’exportation au service de leur dette extérieure à long terme. Un niveau inédit depuis 2000.

Facture plus lourde