Culture
Frères d’art

Cet article est issu du dossier

Frères d’art

Voir tout le sommaire
Culture

Culture : frères d’art

Mis à jour le 24 août 2012 à 13:44

Grands-parents, parents, enfants… ils ont choisi d’être artistes. Pour le meilleur et pour le pire. Portraits de familles africaines pas comme les autres.

Il y a les chanceux, nourris d’amour et d’encouragements et à qui l’on a appris la liberté. Et les malheureux, élevés à coups de trique et d’humiliations – à l’instar du défunt roi de la pop, Michael Jackson. Les uns ont découvert leur voie, les autres ont eu leur destin imposé. En Afrique de l’Ouest, la poésie et la musique se transmettaient de père en fils ou de mère en fille. Conteurs immémoriaux, chanteurs et musiciens hors pair, les griots ont offert des lignées d’artistes prodigieux : les Cissoko, les Diabaté, les Kouyaté, les Seck… Mais il n’est pas toujours facile de se trouver et de s’épanouir lorsque ses parents sont des artistes renommés ou, pis, des artistes ratés.

Entre peur de les décevoir et désir de leur plaire, quitte à leur ressembler, les enfants de la balle sont parfois prisonniers de sentiments qui les dépassent. Mais ils ont aussi cette chance extraordinaire de vivre dans un univers qui peut se révéler magique, empreint de liberté et d’audace, et d’inventer leur vie en parcourant le monde à la rencontre des possibles. L’art – et le talent – peut être un don du ciel ou un héritage empoisonné, c’est selon. L’évoquer revient alors à aborder ces histoires de famille. Certains sont heureux de pouvoir rendre hommage à leur géniteur ou d’exprimer à leur enfant toute leur fierté. D’autres refusent que leur travail soit comparé à celui de leur frère d’art ou que leurs noms soient mentionnés dans un même article ! Quant à prendre une photo ensemble, n’y songeons même pas…