Économie

Banques africaines : pourquoi McKinsey craint le pire en termes de rentabilité

Pour le cabinet de conseil, la volatilité macroéconomique de 2022 a « renversé de nombreuses hypothèses et mis fin à une période de relative stabilité ». Explications

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Mis à jour le 21 décembre 2022 à 14:54

© FABRICE COFFRINI/AFP

Début décembre, le cabinet de conseil McKinsey a publié le Global Banking Annual Review, son rapport annuel sur l’évolution 2022 du secteur bancaire. D’après l’analyse des experts, au lendemain de la crise liée au Covid-19, les banques africaines ont réussi le pari de la reprise. En moyenne, le ROE (rentabilité des capitaux propres) sur le continent est passé de 12 % en 2020 à 15 % en 2022. Une belle performance due en partie à des taux d’intérêt plus élevés, à une augmentation constante des volumes et à des coûts de risque stables. Et pourtant, à l’exception des banques kényanes, le ROE des banques africaines reste inférieur au niveaux d’avant la pandémie, à – 1,5 point en moyenne.

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La tendance positive des derniers mois ne rattrape donc pas le retard accumulé ces deux dernières années. D’après les données compilées par le cabinet, la profitabilité des banques africaines a diminué de