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Cet article est issu du dossier «Burundi : retour sur scène»

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Société

Burundi : Eulalie Nibizi, égérie syndicale

Elle partage son temps entre l'enseignement et la défense des travailleurs. © Martina Bacigalupo pour J.A.

Eulalie Nibizi est secrétaire générale du Steb. Portrait.

Réélue pour un troisième mandat à la tête du Syndicat des travailleurs de l’enseignement du Burundi (Steb, plus de 16 000 adhérents), Eulalie Nibizi, 52 ans, est une figure emblématique de la défense des droits des enseignants, qui représentent plus de 60 % de la fonction publique d’État. Originaire de la province de Bururi (Sud-Ouest), licenciée en langue et littérature françaises, elle a participé à la mise en place du premier syndicat du pays, en 1991, avant de prendre ses distances avec l’Union des travailleurs du Burundi (UTB), « à laquelle tout fonctionnaire devait adhérer » pour engager un « vrai combat syndical ». Un combat qui a valu à la secrétaire générale du Steb d’être incarcérée, en octobre 1997 et en avril 2004, pour trouble à l’ordre public. « Cela m’a donné la force de me battre pour ne pas décevoir ceux qui avaient placé leur confiance en moi », raconte-t-elle. En 2002, après la première grande grève (qui a duré un mois), ce combat a abouti, notamment, au déblocage d’arriérés de salaires, à la révision du statut des fonctionnaires et à l’avancement en grade des enseignants.

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