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Cet article est issu du dossier «Burundi : retour sur scène»

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Sport

Burundi : Lydia Nsekera, meneuse de jeu

Lydia Nsekera, présidente de la Fédération de football du Burundi.

Lydia Nsekera, présidente de la Fédération de football du Burundi. © AFP

Lydia Nsekera, présidente de la Fédération de football du Burundi. Portrait.

« En Afrique, on ne considère pas naturellement qu’une femme est faite pour être dirigeante, qui plus est dans le football, remarque-t-elle. Et pourtant, au Burundi, un jour, 45 hommes ont élu une femme pour diriger la fédération nationale. » C’était en 2004. Depuis, Lydia Nsekera, 45 ans, continue de diriger d’une main énergique et efficace la Fédération de football du Burundi (FFB). Si elle a dû s’accrocher avant d’être respectée dans l’univers du foot burundais, sa renommée s’étend désormais bien au-delà.

Membre de la commission d’organisation des tournois olympiques de la Fédération internationale de football association (Fifa) de 2006 à 2008, du comité d’organisation de la Coupe du monde des moins de 20 ans en 2008, lauréate du trophée Femme et Sport du Comité international olympique (CIO) en 2009 et membre, depuis 2011, de la Commission du football féminin et de la Coupe du monde féminine, Lydia Nsekera est devenue, fin mai (et pour un an), la première femme à siéger au comité exécutif de la Fifa, le Saint des Saints du ballon rond.

Athlète talentueuse, spécialiste du saut en hauteur et basketteuse, elle n’a jamais pratiqué le football – « À l’époque, les filles ne jouaient pas » – mais est tombée dedans toute petite. Son père, qui présidait un club de foot dans les années 1970, lui a transmis sa passion. Elle a notamment créé des équipes féminines à Bujumbura dans les années 1990, y a lancé le premier championnat national féminin, et a aussi fait en sorte que des femmes puissent être arbitres de matchs masculins. Économiste de formation, Lydia Nsekera a aussi prouvé ses talents de dirigeante en tant que chef d’entreprise, puisqu’elle a pris la direction, en 2001, de la PME familiale, le Garage Tanganyika Cars, à la suite du décès de son mari.

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