Économie

Bourse : cinq questions pour comprendre l’enjeu de l’intégration des places de marché africaines

Opérationnelle depuis le 18 novembre et officiellement lancée ce 7 décembre, l’interconnexion de sept des quelque trente Bourses du continent marque une étape décisive dans le projet d’intégration économique et financière africaine.

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Mis à jour le 6 décembre 2022 à 22:55

© MONTAGE JA : Alexandre DUPEYRON pour JA

LE DÉCRYPTAGE JA – Accéder aux ressources financières à long terme, développer et approfondir les marchés de capitaux locaux pour donner aux opérateurs économiques africains les moyens de produire et de croître… Tels sont les vœux qui accompagnent la mise en œuvre du projet pharaonique d’intégration des Bourses africaines dont la première phase vient tout juste d’être enclenchée.

Le 7 décembre, à Abidjan, en marge de la 25e conférence annuelle de l’Association des bourses des valeurs africaines (ASEA ; African Securities Exchanges Associations), la plateforme AELP qui permet l’interconnexion entre une trentaine de courtiers agréés au sein de sept Bourses participantes sera officiellement lancée.

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1. Quelle est la genèse du projet d’interopérabilité des Bourses africaines ?

Dans la lignée de la Zlecaf, l’interconnexion des Bourses fait partie des grands projets d’intégration économique et financière en Afrique. Sous l’impulsion de l’Union africaine, l’idée de créer une Bourse continentale unique a fait son chemin. Complexe, au regard de la différence de taille et de la fragmentation des places financières concernées, mais aussi pour d’évidentes raisons de souveraineté, le défi a pris définitivement corps en 2015 los de l’African Exchanges Linkage Project (AELP).

si nous voulons des marchés africains liquides, profonds, attractifs, il faut que nos Bourses se parlent entre elles