Économie

L’Éthiopie, nouvel eldorado des banquiers africains ?

La libéralisation du secteur bancaire éthiopien aiguise l’appétit des géants africains de la finance. Leur entrée sur le marché s’annonce pourtant délicate.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 6 décembre 2022 à 15:42

Vue d’Addis-Abeba, en septembre 2020. © Michael Tewelde/Xinhua/REA

Un marché de plus de 100 millions d’habitants, où seul un tiers des plus de 25 ans ont un compte bancaire ou de finance mobile (contre une moyenne de 58,5% en Afrique subsaharienne et un taux de 79,5 % au Kenya voisin). Une économie où un établissement public, Commercial Bank of Ethiopia (CBE), gère à lui seul 55% de l’encours de crédit. Une industrie bancaire si peu efficace que ses coûts absorbent 56% de ses revenus, mais où la rentabilité des actifs est quatre fois supérieure à celle des banques marocaines…

Longtemps fermé aux acteurs étrangers, le secteur bancaire éthiopien est, sans conteste, l’un de ceux qui suscitent le plus l’intérêt des investisseurs et des établissements bancaires actifs en Afrique.

fredgraph (2) © Rendement des actifs du secteur bancaire (%), en Éthiopie (ligne bleue), au Kenya (rouge) et au Maroc (verte)

fredgraph (2) © Rendement des actifs du secteur bancaire (%), en Éthiopie (ligne bleue), au Kenya (rouge) et au Maroc (verte)

 

Modalités d’entrée

Et, sans surprise, l’annonce, en septembre dernier, de l’imminence de l’ouverture de ce secteur aux institutions étrangères a provoqué une effervescence. Selon