Politique

Centrafrique : la rébellion a-t-elle frappé l’armée et Wagner depuis le Tchad ?

Depuis que les positions de l’armée centrafricaine et de ses alliés russes de Wagner ont été frappées à Bossangoa le 28 novembre, la tension monte à Bangui. Le gouvernement affirme en coulisses détenir les preuves d’une offensive préparée par la CPC, qui utiliserait des bases arrière au Tchad.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 29 novembre 2022 à 18:00

Des recrues des Forces armées centrafricaines s’entraînent à une manœuvre tactique sous camouflage à Bouar, à quelque 600 km au nord-ouest de Bangui, le 5 août 2019. FACA (Central African armed force) recruits train for a tactical manoeuvre under camouflage in Bouar, some six hundred kilometers northwest from the capital Bangui, on August 05, 2019. – The EUTM (European Union Training Mission) trains the Central African Armed Forces (Forces armees centrafricaines, FACA) at the rehabilitated Leclrec camp, a former French base that was handed over to the Central African State in 1997. © FLORENT VERGNES / AFP

La rébellion centrafricaine a-t-elle planifié une attaque sur Bossangoa, la grande ville du nord-ouest du pays ? C’est en tout cas le scénario qui circule, selon nos sources, dans les rangs du gouvernement depuis l’attaque aérienne ayant ciblé, le 28 novembre, la base occupée par les forces armées centrafricaines et leurs alliés russes dans la préfecture de l’Ouham.

À Lire Centrafrique : un avion étranger aurait bombardé un camp militaire et des mercenaires de Wagner

Peu avant 3 heures du matin ce lundi, un avion aurait en effet largué des explosifs sur l’ancienne usine de la Société centrafricaine de développement agricole (Socada), où les soldats locaux et les mercenaires de Wagner sont aujourd’hui cantonnés. L’hypothèse d’une attaque d’un ou plusieurs drones armés a également été évoquée. Aucune perte humaine n’est à déplorer, mais des dégâts matériels ont été constatés.

De curieux messages audio