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Cet article est issu du dossier «2013 : le bilan économique de JA»

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Bourses africaines : le best-of 2013

| Par Jeune Afrique
Dans leur ensemble, la vingtaine de Bourses africaines forme un acteur de la taille de la Bourse suisse ou australienne. DR

Dans leur ensemble, la vingtaine de Bourses africaines forme un acteur de la taille de la Bourse suisse ou australienne. DR ©

Cette année encore, les Bourses africaines, malgré quelques tentatives de dynamisation, tant au nord qu’au sud du Sahara, n’ont pas convaincu les investisseurs.

Malgré l’attractivité croissante du continent, les Places financières africaines peinent toujours à décoller. Dans leur ensemble, la vingtaine de Bourses recensées forme un acteur de la taille de la Bourse suisse ou australienne – près de trois fois plus petit que Londres et plus de dix fois plus petit que le New York Stock Exchange. Plusieurs Bourses d’Afrique francophone, notamment en Afrique du Nord, ont cependant pris des initiatives pour doper leur activité.

Casablanca et Alger tentent de convaincre

Faute d’une liquidité suffisante, la Bourse de Casablanca ne sera plus représentée dans MSCI, l’indice phare des marchés émergents. Mais la place marocaine a noué des partenariats avec des homologues étrangères. Elle a notamment signé un accord de coopération avec la Place parisienne, un accord qui prévoit notamment la promotion des échanges entre les acteurs des places financières de Paris et Casablanca. En fin d’année, à l’occasion de la conférence annuelle de l’association des Bourses africaines (Asea), elle a signé un autre accord de coopération avec la BRVM. Pour couronner l’année, Jorf Lasfar Energy Company (JLEC), premier producteur privé d’électricité au Maroc, a obtenu le visa du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM) pour son introduction à la Bourse de Casablanca. C’est la première introduction depuis deux ans.

La bourse d’Alger, notoirement atone, a vu arriver un nouveau directeur en la personne de Yazid Benmouhoub. En début d’année, NCA Rouiba a fait son entrée à la cote, la seconde entreprise privée du pays a être cotée en Bourse. Et ce n’est pas tout : le Conseil des participations de l’État (CPE) algérien a donné son feu vert le 26 septembre pour l’introduction de dix entreprises publiques. L’Algérie se prépare également à permettre aux investisseurs étrangers d’acheter des actions sur la Bourse d’Alger et espère que le nombre de sociétés cotées passera de 4 à 50 au cours des cinq prochaines années. Paris Europlace et la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse (Cosob) renforcent leur relation afin de développer la Bourse d’Alger.

BRVM et BVMAC en retrait

Au sud du Sahara, la guerre des Bourses en Afrique centrale a continué, au détriment de l’intégration financière régionale. Après avoir mis en danger l’introduction en Bourse e SIAT Gabon, la CMF, le régulateur boursier camerounais, a qualifié l’opération d’appel public à l’épargne de 122 millions d’euros du groupe bancaire gabonais BGFI d’ « irrégulière et illégale ». Motif : l’absence de son visa sur la note d’information.

Après un changement de direction début 2013 avec l’arrivée de Gabriel Fal à la présidence de l’institution en janvier, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) n’a pas fait beaucoup parler d’elle. Elle a néanmoins démarré la cotation en continu afin de se mettre aux standards internationaux et signé un partenariat avec la Bourse de Casablanca.

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