Politique

Guinée équatoriale : Obiang en tête d’une présidentielle sans suspense

Candidat à sa propre succession pour un sixième mandat, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a déjà obtenu près de la moitié des suffrages, selon les premiers résultats provisoires. Les résultats définitifs sont attendus le 26 novembre.

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Mis à jour le 24 novembre 2022 à 22:33

Le président de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo lors du scrutin du 20 novembre 2022, dans un bureau électoral à Malabo. © Ahmet Emin Dönmez / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP.

Le président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979, se place en tête de l’élection présidentielle avec, pour l’heure, 44,2 % des suffrages exprimés dans près de la moitié des bureaux vote du pays, selon les résultats provisoires rendus publics le 21 novembre par le ministre de l’Intérieur.

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Très loin derrière le président sortant, qui briguait un sixième septennat, les opposants Andrés Esono Ondo de la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), seul parti d’opposition qui ne soit pas interdit, et Buenaventura Monsuy Asumu, du Parti de la coalition sociale-démocrate (PCSD), obtiennent pour l’instant respectivement 1,34 % et 0,35 % des voix.

Les résultats définitifs de cette élection à un tour seront officiellement annoncés le 26 novembre.

Une succession qui s’annonce compliquée

Au pouvoir depuis 43 ans, Obiang détient le record mondial de longévité au pouvoir pour un chef d’État, hors monarchie, et s’achemine vers la victoire, fort d’une coalition de 15 partis, formée autour du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE, au pouvoir).

Le parti présidentiel détient 99 des 100 sièges dans l’Assemblée nationale sortante et les 55 du Sénat, qui doit également être renouvelé lors de ce scrutin regroupant aussi les municipales.

Lors de la dernière présidentielle, en 2016, le président sortant avait obtenu 93,7 % des suffrages, selon les résultats officiels. La prochaine élection, pour laquelle le chef de l’État doit passer le relais à son fils, pourrait toutefois s’avérer plus ardue à remporter : des observateurs et diplomates ont récemment pointé une lutte de pouvoir entre Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorín ou « Teo », et certains caciques du régime, peu enclins à voir le fils prendre les rênes du pays.

(avec AFP)