Économie

RDC : le FMI recommande des « politiques prudentes » et décaisse un nouveau financement

La reprise post-Covid de la RDC se confirme avec une croissance de 6,6 % en 2022. Le Fonds monétaire international a souligné cette performance et s’est engagé à décaisser 200 millions de dollars supplémentaires pour soutenir Kinshasa.

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Mis à jour le 22 novembre 2022 à 10:19

Vue aérienne de Kinshasa depuis la commune de la Gombe, le 30 juin 2016. © Gwenn Dubourthoumieu pour JA

Un accord permettant de débloquer 152,3 millions de DTS (environ 200 millions de dollars) pour la République démocratique du Congo (RDC) sera soumis à l’approbation de la direction du FMI en décembre prochain. Cet arrangement découle des discussions entre les autorités congolaises et le Fonds entre octobre et novembre, dans le cadre de la troisième revue du programme de réforme économique appuyé par l’accord, au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

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Avec cette aide, le FMI n’en n’est pas à sa première contribution de l’année en RDC. En juin déjà, après avoir qualifié les résultats budgétaires de « meilleurs que prévu », l’institution de Bretton Woods avait décaissé 203 millions de dollars pour répondre aux besoins de financement de la balance des paiements de Kinshasa.

Compte courant excédentaire

Selon le FMI, c’est avant tout grâce à une production minière « plus élevée que prévu » que la RDC fait preuve de résilience, avec une croissance à 6,6 % en 2022. Le compte courant a quant à lui atteint un excédent au premier semestre de l’année grâce à de fortes exportations, et fin octobre, les réserves internationales brutes ont atteint environ 2 mois d’importations, bien au-dessus de l’objectif fixé au début de l’accord FEC.

Pourtant, cette croissance ne suffit pas à endiguer l’inflation galopante qui devrait « dépasser 12 % d’ici fin 2022 », selon la même source. Comme partout ailleurs, cette augmentation des prix est le résultat de la hausse des cours des denrées alimentaires et du carburant, exacerbée par la guerre en Ukraine et les goulots d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement.