Politique

Francophonie : Louise Mushikiwabo au sommet

Élue en 2018 grâce au soutien de la majorité des pays africains et de Paris, la secrétaire générale de l’OIF brigue un second mandat. Si ses méthodes ont pu faire polémique, les résultats obtenus parlent en sa faveur. Aucun autre candidat ne se présente face à elle.

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Mis à jour le 17 novembre 2022 à 15:15

Louise Mushikiwabo visite le village de la Francophonie au parc Djerba Explore, en compagnie de la designer tunisienne Memia Taktak, le 14 novembre 2022. © Nicolas Fauqué

L’île de Djerba met les petits plats dans les grands pour accueillir, les 19 et 20 novembre, le 18e sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Les rumeurs d’une possible relocalisation ont circulé jusqu’à la fin du mois d’août, mais c’est bien en Tunisie que se retrouve la grande famille francophone, quatre ans après son dernier rendez-vous. Même le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, fera le voyage, après avoir exprimé à plusieurs reprises ses réticences face au choix d’un pays jugé de moins en moins démocratique par Ottawa. Mais pour ce sommet du cinquantenaire initialement prévu en 2020, à sa date-anniversaire, mais reporté deux fois pour cause de pandémie, l’heure n’est plus aux fâcheries et 85 délégations, dont 31 emmenées par leurs chefs d’État et de gouvernement, sur les 88 pays membres et associés de l’organisation, ont confirmé leur présence.

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Dans un calendrier international surchargé, coincé entre le G20 de Bali et la Coupe du monde de football au Qatar, ce sommet des retrouvailles n’a rien d’anecdotique. D’abord parce que le rendez-vous de Djerba sera électif, avec la désignation à la majorité simple, du secrétaire général de l’institution pour les quatre années à venir. Ensuite, parce que ce sera la première fois que la communauté francophone se réunit pour faire le point sur une situation internationale qui a considérablement changé depuis 2018, ainsi que sur le rôle qu’elle entend assigner à l’OIF dans un contexte de crises.

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