Économie

Accréditation : les business schools africaines dans la cour(se) des grands

Quatre ans après l’arrivée de l’agrément panafricain AABS, les écoles de commerce du continent, longtemps en marge des systèmes de reconnaissance internationale, sont lancées dans une quête active de labels adaptés à leurs caractéristiques. 

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Mis à jour le 2 décembre 2022 à 09:05

La SMU-Mediterranean School of Business, à Tunis, déjà accréditée EPAS et AMBA, va prochainement se lancer dans l’obtention du label AACSB. © Ons Abid

« Le verdict est officiellement tombé. » Les dirigeants de l’Institut des hautes études de management de Tanger (HEM) ne sont pas peu fiers. En mai, l’établissement est devenu la deuxième école de commerce – après la Henley Business School Africa, en Afrique du Sud – à pouvoir accoler à son blason « le premier label véritablement panafricain », celui de l’Association des écoles de commerce africaines (AABS).

Une suite logique pour un institut qui déclarait à Jeune Afrique il n’y a pas si longtemps que les exigences des labels internationaux les plus réputés comme AACSB, EQUIS ou AMBA n’étaient « pas adaptées aux pays émergents ».

Le label AABS, créé en 2018, compte donc désormais deux écoles accréditées (voir infographie), et « plusieurs devraient suivre dans l’année qui vient », selon sa directrice exécutive, l’Égyptienne Lana Elramly. En effet, une petite dizaine d’établissements du continent ont postulé et espèrent décrocher cette distinction, gage de sérieux en matière d’enseignement et de formation. Parmi elles, notamment, les trois écoles sénégalaises BEM Dakar, Groupe ISM Dakar et IAM Dakar, mais aussi la nigériane déjà multi-accréditée Lagos Business School.

Mobilisation de fonds et de ressources

« Ce label va se développer car il répond à une réelle demande des écoles, souligne Omar Thiam, expert international en éducation et ancien directeur au sein des groupes ISM et BEM Dakar. Il existe depuis quelques années une réelle dynamique des écoles de commerce du continent pour améliorer leurs standards et gagner en reconnaissance à l’international à travers une quête d’accréditations. Même si certains des critères des grandes accréditations internationales ne correspondent pas toujours au contexte africain. »

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