Économie

Sénégal : de l’eau potable bientôt tirée de l’océan ?

Pour ne plus dépendre du lac de Guiers, sa seule ressource en eau potable, Dakar se dote d’une usine de dessalement d’eau de mer.

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Par - envoyé spécial à Dakar
Mis à jour le 17 novembre 2022 à 08:18

L’usine de traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr. © SENEAU

Le chantier de l’usine de dessalement suit son cours sur les hauteurs des Mamelles, les collines qui abritent le célèbre phare de Dakar. Lancé en grande pompe le 31 mai par le président Macky Sall, l’ouvrage est le premier du genre en Afrique de l’Ouest. L’usine, d’une capacité de 50 000 m3 par jour (m3/j.) extensible à 100 000 m3/j., doit permettre d’améliorer l’approvisionnement en eau potable de la capitale sénégalaise.

« Cette infrastructure servira d’appui à celles qui existent déjà et nous permettra d’atteindre, d’ici 2026, une production de plus de 700 000 m3 d’eau potable par jour », précise Charles Fall, directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones), qui assure la maîtrise d’ouvrage.  

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Dakar s’étend sur 0,3 % de la superficie du Sénégal. Mais la capitale concentre près de 25 % de la population du pays, soit 3 millions d’habitants. Si les besoins actuels en eau potable sont de 600 000 m3/j., les autorités s’attendent à ce qu’ils augmentent d’ici quelques années avec la croissance démographique et l’émergence de nouveaux pôles économiques comme la nouvelle ville de Diamniadio. « Nous avons décidé d’anticiper et de diversifier nos sources d’alimentation afin de ne pas revivre les évènements de septembre 2013 », explique Serigne Mbaye Thiam, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement.