Économie

À Djibouti, la finance islamique est au paradis

Grâce à une forte implantation – y compris dans les zones reculées – et à des produits financiers mieux adaptés aux besoins locaux que les établissements traditionnels, Saba Islamic Bank, Salaam African Bank et East Africa Bank ont largement contribué à améliorer le taux de bancarisation du pays. Et poursuivent leur essor.

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Par - Envoyé spécial
Mis à jour le 7 décembre 2022 à 08:11

Siège de la Salaam African Bank (SAB) à Djibouti. © Salaam Bank

Depuis une quinzaine d’années, la finance islamique a le vent en poupe dans la Corne de l’Afrique. Illustrant cette dynamique en marche dans la sous-région, le Global Islamic Finance Award (GIFA) 2022 a été remis, le 14 septembre, à Abiy Ahmed, le Premier ministre éthiopien, récompensé par le jury « pour la mise en place d’un environnement général des affaires à la fois incitatif et spécifique pour la finance islamique ».

Et c’est à Djibouti, qui accueillait cette année ce grand rendez-vous international, que le chef du gouvernement éthiopien est venu recevoir son prix des mains du président djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh (IOG), lui-même honoré en 2017 pour avoir fait de son pays, « l’une des principales places fortes de la finance islamique en Afrique », comme l’a rappelé le Pakistanais Humayon Dar, concepteur du GIFA, en 2011.

À Lire Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh a foi en la finance islamique

Il faut dire que le secteur ne cesse de conquérir du terrain à Djibouti. Si en 2006, date de la mise en place des premiers produits spécialisés, la finance islamique concentrait à peine plus de 1,5 % de l’ensemble des actifs bancaires du pays, la proportion dépasse aujourd’hui les 26 %.

Le secteur gère aujourd’hui plus de 3 000 milliards de dollars d’actifs à travers le monde, contre 200 milliards en 2001