Politique

RDC : Kinshasa et le M23 pourraient-ils finalement négocier ?

Les pourparlers doivent reprendre le 16 novembre à Nairobi, et les rebelles espèrent toujours contraindre le gouvernement à leur faire une place à la table des négociations. Mais pour le moment, Félix Tshisekedi dit non.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 10 novembre 2022 à 09:00

Des Congolais qui ont fui l’avancée du M23 s’installent le long de la route nationale 2 à Kanyaruchinya, le district nord de Goma, le 2 novembre 2022. © ALEXIS HUGUET / AFP

Il y avait Bunagana. Il y a désormais Kiwanja et Rutshuru… Quelques mois seulement après avoir repris les armes, et alors qu’il a lancé une nouvelle offensive le 20 octobre, le M23 a encore gagné du terrain. Défaits militairement en 2013, les rebelles occupent désormais des positions situées à seulement quelques dizaines de kilomètres de Goma, dont ils menacent de s’emparer comme fin 2012.

Fin de mandat mouvementée

Dans sa déclaration devant le Conseil de sécurité de l’ONU, en juin dernier, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en RDC, Bintou Keïta, avait affirmé que la réponse « robuste et proactive » des Casques bleus avait jusque-là empêché le M23 de menacer le chef-lieu du Nord-Kivu. La patronne de la Monusco avait-elle fait preuve d’un excès d’optimisme ? Quoi qu’il en soit, Félix Tshisekedi n’imaginait sans doute pas connaître une fin de mandat aussi mouvementée.