Économie

Burkina Faso : après le départ de Trevali Mining, quel avenir pour le zinc burkinabè ?

Paralysé par des ennuis judiciaires et financiers, Trevali Mining Corporation, détenteur du permis pour l’exploitation du zinc de Perkoa, annonce la cessation, après neuf ans, de ses activités. Un départ qui relance le débat sur l’industrie du zinc au Burkina Faso alors qu’un liquidateur tente de trouver un repreneur.

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Par - à Ouagadougou
Mis à jour le 14 novembre 2022 à 15:50

Frey Hein Jacobus, le directeur général de Nantou Mining, lors de l’opération de sauvetage à la mine de Perkoa, Burkina Faso, le 13 mai 2022. © Anne Mimault/REUTERS

Alors que le secteur aurifère du Burkina Faso fait grise mine – avec une baisse de la production d’or d’environ de 13,4 % à 38,7 tonnes extraites entre janvier et août 2022, comparé à la même période un an plus tôt – et que la crise sécuritaire a contraint à l’arrêt les activités de plusieurs gisements tels que ceux de Taparko, de Karma ou encore de Youga, désormais la détresse gagne également la filière zinc. Détenue à 90 % par le canadien Trevali Mining Corporation et à 10 % par l’État, la mine de Perkoa, unique site de zinc du pays, est sur le point de déposer le bilan, selon les informations de Jeune Afrique.  

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Un jugement du tribunal de commerce de Ouagadougou, rendu le 4 novembre, a en effet entériné la cessation de paiement de Nantou Mining Burkina, la filiale locale de Trevali, et prononcé la liquidation des biens. Un mandataire judiciaire a par ailleurs été nommé en qualité de