Politique

Russie : quand Poutine « embrasse » Macron, via Embaló

Le président en exercice de la Cedeao et chef d’État bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, a vécu deux journées intenses entre Moscou et Kiev, les 25 et 26 octobre, dont il a livré les coulisses lors d’un entretien téléphonique avec Jeune Afrique.

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Mis à jour le 21 novembre 2022 à 11:12

Umaro Sissoco Embaló et Vladimir Poutine, le 25 octobre à Moscou. © Kremlin Press Office/Anadolu Agency via AFP

Arrivé dans la capitale russe en provenance de Pologne le 25 octobre en début de matinée, Umaro Sissoco Embaló a tout d’abord rencontré la petite colonie moscovite d’étudiants et de ressortissants bissau-guinéens, avant d’être reçu au Kremlin par Vladimir Poutine en début d’après-midi, pour un long entretien entrecoupé d’un déjeuner, le tout en tête-à-tête dans le bureau du président. Pendant trois heures, les deux hommes ont échangé, la traduction simultanée de leur propos étant transmise par oreillettes.

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« Vladimir Poutine m’a longuement exposé son point de vue sur la guerre en Ukraine, sans jamais faire allusion au fait que mon pays a voté, à l’ONU, la résolution condamnant les référendums d’annexion dans l’Est », confie Umaro Sissoco Embaló. Si ce dernier a évoqué l’impérieuse nécessité de débloquer les exportations de céréales et d’engrais à destination du continent, il précise qu’il ne s’est pas rendu à Moscou « en quémandeur », mais en « porteur d’un message de paix, au nom de la Cedeao et de l’Afrique ».

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