Politique

Cameroun : à Etoudi, Chantal Biya avance ses pions

Fidèles à l’ancienne épouse du chef de l’État, les plus anciens l’apprécient peu. Mais cela n’a pas empêché l’actuelle première dame, arrivée au palais au début des années 1990, d’y placer ses proches.

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Par - envoyé spécial à Yaoundé
Mis à jour le 28 octobre 2022 à 14:51

Chantal Biya, le 26 juillet 2022, au palais présidentiel, à Yaoundé. © Maboup

« GAME OF THRONES » À ETOUDI (2/3). « Chantal Biya est arrivée au palais en 1994 dans un contexte de défiance après le décès, deux ans plus tôt, de l’ancienne première dame », explique un intime de la colline. Se sachant peu appréciée par les anciens, attachés à la mémoire de celle qu’ils appellent toujours Jeanne-Irène, la nouvelle venue s’est évertuée à construire ses réseaux, à placer ses hommes dans l’entourage du chef de l’État. Jusqu’à y devenir incontournable, au-delà de la sphère privée et des appartements du couple.

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Depuis de nombreuses années, Chantal Biya accorde toute sa confiance à Étienne Holong, un ancien gendarme, lieutenant-colonel de la DSP, qui dirige sa sécurité rapprochée. Originaire du Nord, cet officier resté fidèle à Paul Biya lors de la tentative de putsch de 1984 est l’ombre de la seconde épouse du chef de l’État. « Le patron a Fouda, la première dame a Holong », résume un proche.

« Les yeux de Madame »