Politique

Tchad : Mahamat Idriss Déby Itno, Félix Tshisekedi, Denis Sassou Nguesso… Les coulisses du sommet de la CEEAC

Hors caméras, les chefs d’État présents lors de la réunion de Kinshasa, le 25 octobre, ont eu des divergences d’appréciation portant, entre autres, sur l’absence de Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine.

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Mis à jour le 26 octobre 2022 à 18:14

De g. à d : les présidents Denis Sassou Nguesso, Mahamat Idriss Déby Itno, Faustin-Archange Touadéra et Félix Tshisekedi lors du sommet de la CEEAC, à Kinshasa, le 25 octobre. © Présidence du Tchad

Cette réunion avait été initialement prévue par visioconférence le 22 octobre, avant d’être reportée au 25 à Kinshasa, à la demande du président congolais Denis Sassou Nguesso (DSN) qui souhaitait qu’elle se tienne en présentiel. La session extraordinaire de la conférence des chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) « consacrée au processus de transition en République du Tchad » s’est conclue par un communiqué final qui satisfait globalement le président tchadien Mahamat Idriss Déby itno, présent à ce sommet.

Réunis sous la houlette de Félix Tshisekedi, président en exercice de la CEEAC, les chefs d’État du Congo et de la Centrafrique, ainsi que le vice-président du Burundi et la Première ministre du Gabon, ont en effet « félicité le peuple tchadien dans son ensemble » pour la tenue du Dialogue national inclusif. Ils se sont contentés de condamner « le recours à la violence à des fins politiques », sans plus de précision, dans une allusion claire aux tragiques évènements du 20 octobre.

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Le président tchadien a obtenu que ni le président de la Commission de l’Union africaine (UA) Moussa Faki Mahamat – pourtant annoncé – ni aucun représentant de l’organisation panafricaine, ne soit invité à cette session extraordinaire. Officiellement en vertu du principe de subsidiarité, selon lequel la CEEAC est maîtresse chez elle. En réalité parce que, déjà glaciales, les relations entre le fils du maréchal défunt et Moussa Faki Mahamat sont exécrables depuis le tweet de ce dernier condamnant « la répression des manifestations qui ont fait des morts au Tchad ».

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