Économie

Air Côte d’Ivoire : un vol Paris-Abidjan, envers et contre tout ?

Avec les deux Airbus A330 commandés pour 2024 afin de desservir notamment la France, la compagnie aérienne ivoirienne concrétise son virage vers le long courrier, dont elle espère une rentabilité qui lui échappe encore.

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Par - envoyée spéciale à Toulouse
Mis à jour le 27 octobre 2022 à 08:54

Auprès d’Airbus, la compagnie aérienne ivoirienne a commandé deux A330-900 à la place de deux A320 (ici au décollage à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan) restants à livrer sur sa commande de 2018. © AFP Photo / Issouf Sanogo.

Depuis plusieurs mois, le virage long courrier d’Air Côte d’Ivoire se dessinait. Cette fois, les dés sont jetés. Ce 25 octobre, à Toulouse (sud-ouest de la France), le général Abdoulaye Coulibaly, président du conseil d’administration de la compagnie, Laurent Loukou, son directeur général, et le ministre des Transports ivoirien, Amadou Koné, ont apposé leur signature au côté de celle de Philippe Mhun, directeur des programmes et services d’Airbus.

L’objet : l’acquisition, prévue pour 2024, de deux A330-900 – plus gros modèle de la famille des A330neo – en lieu et place des deux Airbus A320 non encore livrés de la commande de 2017 (portant alors sur cinq appareils, dont les deux derniers seront finalement loués). En clair, passer de monocouloirs destinés à du transport régional de passagers à des gros porteurs capables de desservir, notamment, Paris. Mais aussi, pourquoi pas, d’autres grandes villes d’Europe, des États-Unis, d’Asie… Ou encore d’offrir plus de capacités en soute à certains des vols actuels de la compagnie, comme Johannesburg, inauguré le 30 juin, ou le Maroc, qu’Air Côte d’Ivoire compte proposer à partir de 2023.

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