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RDC – Football : Moïse Katumbi fait le ménage au TP Mazembe avant la présidentielle de 2023

Après l’élimination dès le second tour de la Ligue des champions africaine du club dont il est propriétaire et président, l’ancien gouverneur du Katanga a pris des décisions radicales. De quoi refaire briller l’étoile des Corbeaux et la sienne, par la même occasion ?

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Mis à jour le 22 octobre 2022 à 10:20

Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga et président du TP Mazembe. © Issouf Sanogo / AFP.

Ce 15 octobre, au moment où les autres grands clubs africains (Espérance Tunis, Raja Casablanca, Wydad Casablanca, Al Ahly, Zamalek) validaient leur qualification pour la phase de groupes de la Ligue des champions de la Confédération africaine de football (CAF), le Tout Puissant Mazembe s’inclinait dès le second tour, battu par les modestes ougandais de Vipers Sports Club (0-0 ; 2-4 aux tirs au but). Une défaite qui a ouvert une profonde crise et poussé le président du club et ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, à des décisions radicales.

Ce dernier s’est séparé de l’entraîneur français Franck Dumas, nommé au mois d’août 2021, et l’a remplacé par Pamphile Mihayo, un ancien joueur du club, déjà passé sur le banc de touche des Corbeaux. Il a également limogé deux autres membres du staff technique puis a dissous le comité directeur, gardant juste en poste le secrétaire général, Hilaire Kabila.

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Préjudiciable sportivement, la contre-performance du TP Mazembe l’est également économiquement. Rien qu’en atteignant la phase de groupes, le club était assuré de toucher 550 000 euros. S’il s’était hissé en quarts de finale, cela lui aurait rapporté 650 000 euros, 875 000 pour les demi-finales. Quant aux clubs finalistes, ils empochent 1 250 000 euros – le vainqueur gagne le double.

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