Politique

Tchad : une « cinquantaine de morts » après les manifestations, mise en place d’un couvre-feu

Le Premier ministre tchadien a également annoncé la « suspension de toute activité » des groupes d’opposition après des violences survenues dans plusieurs villes du pays.

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Mis à jour le 20 octobre 2022 à 20:51

Des membres de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR) déblaient les débris après l’incendie au sein de leur quartier général, à N’Djamena, le 20 octobre 2022, au Tchad. © AFP.

Les manifestations de ce jeudi 20 octobre ont fait une « cinquantaine » de morts à travers le Tchad, a déclaré le Premier ministre Saleh Kebzabo, qui a annoncé la « suspension de toute activité » d’importants groupes d’opposition et un couvre-feu.

« Il y a eu une cinquantaine de morts, surtout à N’Djamena, Moundou et Koumra, et une centaine de blessés », a-t-il affirmé, précisant que l’instauration du couvre-feu de « 18 h à 6 h du matin » durera jusqu’au « rétablissement total de l’ordre » à N’Djamena, à Moundou, à Doba et à Koumra » et a prévenu que le gouvernement « fera régner l’ordre sur l’ensemble du territoire et ne tolèrera plus aucune dérive d’où qu’elles viennent ».

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Ces violences se déroulent alors que la transition de dix-huit mois, qui devait s’achever ce 20 octobre, a été prolongée. À la fin de septembre, Mahamat Idriss Déby Itno a été maintenu président jusqu’à des élections libres et démocratiques, censées se tenir à l’issue d’une deuxième période de transition et auxquelles le président pourra se présenter. Cette prolongation, annoncée à l’issue du Dialogue national inclusif et souverain (DNIS), boycotté par une partie de l’opposition, a braqué les opposants politiques et armés.

(Avec AFP)