Économie

L’Algérie, septième pays d’implantation du « Uber russe » Yango

La société de VTC vient d’annoncer sur les réseaux sociaux son arrivée prochaine en Algérie. Après le Cameroun et le Sénégal en 2021, le géant russe continue son expansion sur le continent.

Mis à jour le 21 octobre 2022 à 14:24

Une voiture Yango au Cameroun (illustration). © Yango

Et de sept. L’Algérie devient le septième pays africain dans lequel s’implante la société de VTC Yango. La plateforme a officialisé le lancement de son service sur son compte Instagram, le 17 octobre. C’est la première fois que Yango – propriété du groupe russe Yandex – s’installe dans un pays d’Afrique du Nord.

Auparavant, elle s’était implantée en Côte d’Ivoire (en 2018), au Ghana (en 2019), au Sénégal et au Cameroun (à la fin de 2021), en Zambie et en Angola (en 2022). Désormais, elle est présente dans plus d’une vingtaine de pays dans le monde.

À Lire Algérie : après le Sénégal, la start-up Yassir veut installer ses chauffeurs en Afrique de l’Ouest

Spécialisée à la fois dans le covoiturage, les courses avec VTC, mais aussi la livraison de repas, l’entreprise va devoir faire face à un marché algérien très concurrentiel. En effet, y sont déjà implantées des plateformes comme Heetch, Yassir, Coursa, tem:tem, ou encore Careem.

Yango, toutefois, peut compter sur son propre système de cartographie, de navigation et de distribution des commandes pour faire la différence. Selon l’entreprise, ces technologies lui permettent de gagner en compétitivité, en prix de revient net et en flexibilité.

Partenariats

Pour s’implanter sur le marché algérien, Yango va également devoir nouer des partenariats avec les prestataires locaux, comme elle l’a fait sur les autres marchés qu’elle a conquis. Elle doit ainsi séduire les compagnies de VTC déjà existantes, mais aussi les taxis, qui craignent la concurrence des nouveaux services de transport.

Afin d’attirer ces chauffeurs, l’entreprise russe a décidé de les subventionner : à chaque course, l’application ajoute une prime, en plus du prix payé par le client. Cette pratique – courante lors des lancements de plateformes VTC – ne durera qu’un temps, mais doit permettre à Yango de constituer une flotte de véhicules suffisamment importante pour satisfaire la demande.

Phase de test

La nouvelle venue va également miser sur l’adaptation à la spécificité du marché algérien. Pour cela, l’application commencera à fonctionner en mode test : elle recueillera les commentaires des utilisateurs, afin de pouvoir adapter son offre en fonction des retours.

Cette attention portée au lieu d’implantation fait partie de la stratégie de Yango. C’est en suivant ce principe qu’elle a lancé, en juillet, son premier service de commande de courses à moto à Douala, ville connue pour la densité de son trafic.

La stratégie de Yango ne vise pas la rentabilité à court terme, mais semble payante : depuis son lancement, il y a un an au Sénégal, l’entreprise est déjà le premier service de VTC du pays, avec quelque 2 000 courses en moyenne par jour.