Économie

La finance durable, une aubaine pour les villes africaines ?

De nouveaux mécanismes de financement et de développement de projets sont désormais à la portée des municipalités du continent, invitées à s’inspirer du modèle nordique de transition verte.

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Par - Envoyée spéciale à Copenhague
Mis à jour le 8 novembre 2022 à 16:59

Bizerte, en Tunisie, fait partie des cinq bénéficiaires du Fonds de développement urbain et municipal. © Yassine Gaidi/Anadolu Agency via AFP.

Entre les battements rythmés des éoliennes se dresse Biofos, le centre de traitement et de valorisation énergétique des eaux usées de Copenhague. Venus des quatre coins d’Afrique, une vingtaine de représentants de municipalités lèvent les yeux vers ses hautes cuves métalliques. Ils ont été invités à la fin du mois de septembre par la Banque africaine de développement (BAD) à découvrir les innovations de la capitale danoise en matière de transition environnementale et climatique.

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« Un pays riche comme le Danemark peut faire payer ses citoyens pour un service aussi onéreux, mais le niveau de vie en Afrique ne permet pas ce luxe », constate Kamel Ben Amara, maire de Bizerte, en Tunisie. La ville fait partie des dix bénéficiaires du Fonds de développement urbain et municipal (UMDF, en anglais), un programme de renforcement des capacités et d’aide au montage de projets lancé en 2020 par la BAD.

Assainissement financier

Aux côtés d’Antananarivo (Madagascar), Bangui (Centrafrique), Conakry (Guinée), Djibouti, Dodoma (Tanzanie), Kanifing (Gambie), Kisumu (Kenya), Libreville (Gabon) et Marrakech (Maroc), la métropole du nord de la Tunisie a obtenu, en 2021, un financement pour réaliser le diagnostic des besoins pour réaménager son centre-ville, réorganiser sa circulation et construire une cité nouvelle. Tout cela sur fond de résilience climatique.