Politique

Centrafrique : face à Touadéra, la grogne monte à l’Assemblée nationale

Depuis l’officialisation du projet de réforme constitutionnelle du chef de l’État, la contestation s’organise à la chambre des députés autour de son président, Simplice Mathieu Sarandji. Lequel tente de rassembler au sein de la majorité comme de l’opposition.

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Mis à jour le 18 octobre 2022 à 17:15

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, à Bangui, le 18 janvier 2021. © FLORENT VERGNES/AFP

La bataille du troisième mandat se jouera-t-elle, pour le président Faustin-Archange Touadéra (FAT), dans une Assemblée nationale où son parti, le Mouvement cœurs unis (MCU), est pourtant très largement majoritaire ? Depuis plusieurs semaines, une opposition à la réforme constitutionnelle que le chef de l’État souhaite mettre en place dès le début de 2023, s’est en tout cas construite au cœur de la chambre des députés centrafricains.

Un homme est au centre du jeu : Simplice Mathieu Sarandji (SMS). Le président de l’Assemblée nationale s’oppose depuis des mois en coulisses au projet de Faustin-Archange Touadéra, lequel souhaite profiter d’une modification de la Constitution pour éliminer la barrière légale qui l’empêche aujourd’hui de se présenter à un troisième mandat consécutif. Son plan A ayant été rejeté par la Cour constitutionnelle, FAT est décidé à passer par un référendum pour imposer ses vues. Mais SMS ne l’entend pas de cette oreille.

L’équipe Sarandji…