Politique

RDC : à quatorze mois des élections, Denis Kadima peut-il encore éviter un glissement ?

Un calendrier électoral devrait être publié d’ici à la fin de novembre, mais les prochains scrutins suscitent toujours de nombreuses interrogations et une certaine tension entre la commission chargée de les organiser et l’exécutif.

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Par - envoyé spécial à Kinshasa
Mis à jour le 26 octobre 2022 à 20:25

Le président de la Ceni, Denis Kadima, à Kinshasa, le 12 septembre 2022. © Ceni-RDC

Trois mois, six mois, huit mois ? À un an de la fin du premier mandat de Félix Tshisekedi, les pronostics vont bon train au sein de l’opposition et dans plusieurs chancelleries. De combien de temps les prochaines élections pourraient-elles être reportées ? Le président congolais continue de se montrer confiant. Lors d’une interview accordée fin septembre à RFI et France 24, il a de nouveau dénoncé des « manipulations » et affirmé qu’il n’avait « pas de raison de douter que les élections auront lieu, comme prévu, en décembre 2023 ». Il commentait alors les conclusions de deux récents rapports onusiens, selon lesquels « un glissement du calendrier électoral de plusieurs mois pour des raisons techniques [était] un scénario désormais probable ».

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Difficile pour l’instant d’y voir clair sur la suite du processus. Dans leurs bureaux kinois, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Denis Kadima, et ses équipes s’activent pour finaliser le calendrier tant attendu. Censé fixer les grandes étapes qui mèneront jusqu’au vote, ce document est réclamé par une partie de la classe politique et par l’ensemble des partenaires internationaux, qui y voient un gage indispensable de transparence. À la différence de la feuille de route publiée en février dernier, il sera contraignant et fixera les délais à respecter pour chacune des activités préparatoires. Ce calendrier devrait, selon la présidence de la Ceni, être officialisé dans le courant de novembre.

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