Économie

Tunisie : 1,9 milliard de dollars du FMI et encore des questions

Le montant accordé par le Fonds est faible eu égard des besoins du pays gouverné par Kaïs Saïed, mais le signal donné lui permettra de bénéficier d’aides extérieures. À condition que les subventions étatiques diminuent réellement.

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Par - à Tunis
Mis à jour le 17 octobre 2022 à 08:36

Rencontre entre le président tunisien Kaïs Saïed et Jihad Azour, directeur du département Moyen-Orient, Afrique du Nord et Asie centrale au Fonds monétaire international (FMI), le 21 juin 2022, au palais de Carthage, à Tunis. TUNIS, TUNISIA – JUNE 21: (—-EDITORIAL USE ONLY ‚Äì MANDATORY CREDIT – « TUNISIAN PRESIDENCY / HANDOUT » – NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS – DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS—-) Tunisian President Kais Saied meets Director of the Middle East and Central Asia Department at the International Monetary Fund, Jihad Azour at Carthage Palace in Tunis, Tunisia on June 21, 2022 © TUNISIAN PRESIDENCY/Anadolu Agency via AFP

L’accord technique entre la Tunisie et le grand argentier mondial prévoit une injection de près 500 millions de dollars par an, soit l’équivalent du coût des importations annuelles de produits pharmaceutiques. Très loin, par exemple, des 3,8 milliards de dollars prévus en emprunts extérieurs en 2022 couvrant les deux tiers des besoins de financement du pays.

Lors du précédent accord du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), le FMI avait octroyé 2,9 milliards de dollars sur quatre ans.

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L’important, toutefois, n’est pas ce montant de 1,9 milliard de dollars, payables en plusieurs tranches sur quatre ans, mais la signature qu’apposera la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, lors de la réunion du conseil d’administration en décembre. Celle-ci transformera l’accord technique, rendu public le 15 octobre, en accord définitif. À partir de là, la Tunisie pourra débloquer de nombreuses promesses d’aides bilatérales, suspendues à ce paraphe.