Économie

Télécoms – Bénin : la SBIN, l’arme anti-duopole de Patrice Talon, bientôt en action 

Le 21 octobre, l’opérateur public lancera ses services mobiles pour concurrencer Moov et MTN. La stratégie de Cotonou, qui mise en partie sur une réglementation favorable au nouvel entrant, fait grincer des dents.

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Mis à jour le 19 octobre 2022 à 16:24

Signature de la convention de gestion déléguée de la Société béninoise d’infrastructures numériques (SBIN) le 21 mai 2021, en présence des ministres Aurélie Adam Soulé Zoumarou et Romuald Wadagni, et de Sékou Dramé, directeur général. Signature de la convention de gestion déléguée de la Société Béninoise d’Infrastructures Numériques (SBIN) S.A ce 21 mai 2021, en présence des ministres Aurélie Adam Soulé Zoumarou, Romuald Wadagni, et de Sekou Drame, Directeur Général. © DR

L’annonce officielle n’a pas encore eu lieu, mais Marc-André AkinOlu Loko, président du conseil d’administration de la Société béninoise d’infrastructures numériques (SBIN), futur troisième acteur du marché mobile béninois, le confirme : l’opérateur, né sur les cendres de Bénin Télécoms à l’initiative de l’État, lancera ses activités le 21 octobre. Selon les informations d’Africa Business+, il commercialisera ses services sous la marque Celtiis.

Ce n’est pas encore la fin du duopole Moov-MTN, mais l’opération reconquête orchestrée par Cotonou va enfin débuter concrètement. Pour le président Patrice Talon, il s’agit d’imposer une offre alternative à celles de Maroc Telecom et surtout de la filiale du groupe sud-africain, dont les clients représentaient 60 % des 13,4 millions de puces de téléphone activées dans le pays à la mi-2022 (et 70 % de la valeur de ce marché).

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