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France-Maroc : Rachida Kaaout, de la mairie d’Ivry à la représentation des diasporas

L’élue franco-marocaine, fidèle macroniste, a lancé le Haut Commissariat aux diasporas africaines. Avec l’ambition de devenir leur porte-parole en France.

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Mis à jour le 20 octobre 2022 à 14:11

Rachida Kaaout. © Twitter

Élue de terrain à Ivry, en banlieue parisienne, Rachida Kaaout garde malgré tout les yeux fixés sur l’Afrique, et aborde régulièrement des sujets internationaux, en particulier marocains, au conseil municipal de la commune du Val-de-Marne. C’était encore le cas en juillet dernier, lorsqu’elle s’opposait au projet du maire, Philippe Bouyssou (PCF), de jumeler la cité francilienne à la daïra de Mijek, petite bourgade située derrière le mur de défense marocain, dans la zone du Sahara occidental contrôlée par le Front Polisario.   

Ce n’est pas la première fois que Rachida Kaaout monte au front contre l’édile communiste, qu’elle accuse de vouloir donner une légitimité aux indépendantistes sahraouis, et d’en rendre complice la population ivryenne. En juillet 2021, elle s’était opposée à un projet de financement de la mairie à destination des enfants sahraouis de Tindouf, ce que Philippe Bouyssou avait qualifié de tentative de pression de la part de « soutiens de la puissance occupante marocaine ». Des altercations récurrentes, sur un dossier pourtant bien éloigné des priorités de la commune francilienne.  

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Élue en 2020 à Ivry-sur-Seine, Rachida Kaaout a également brigué en 2022 un mandat parlementaire dans la 9e circonscription des Français de l’étranger (qui regroupe Afrique du Nord et de l’Ouest), avant de se retirer en faveur d’Élisabeth Moreno, investie par LREM. L’ex-candidate n’abandonne pas pour autant ses ambitions africaines et lance une initiative de mise en relations entre les diasporas et leurs pays d’origine : le Haut Commissariat aux diasporas africaines de France (HCDAF).  L’objectif : « Écrire l’histoire de ces communautés en mal de reconnaissance ».