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Guinée-Bissau : risque d’un report des législatives faute de moyens

Après la dissolution du Parlement bissau-guinéen en mai dernier, les élections devaient se tenir en décembre. Mais des problèmes logistiques se posent.

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Mis à jour le 21 novembre 2022 à 11:12

Le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalò, le 28 juillet 2022, lors d’une conférence de presse au palais présidentiel de Bissau. © Ludovic Marin / AFP.

Les élections législatives en Guinée-Bissau, prévues en décembre, « pourraient ne pas se tenir à la date indiquée » à cause de problèmes logistiques et financiers, a déclaré le 13 octobre le ministre de l’Administration territoriale.

« Nous étions à la recherche d’un calendrier consensuel. Nous avons tous constaté que toutes les conditions ne sont pas réunies pour des législatives crédibles et acceptables par tous les partis politiques », a déclaré à la presse le ministre de l’Administration territoriale, Fernando Gomes. Il s’exprimait après une réunion de concertation tenue le jour-même avec les représentants des partis politiques.

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Le président Umaro Sissoco Embaló avait dissous le Parlement en mai en raison de « divergences persistantes ». Il lui reprochait notamment d’avoir protégé des députés mis en cause dans des affaires de corruption et d’avoir refusé de se soumettre au contrôle de ses comptes. Il avait ensuite annoncé des législatives anticipées pour le 18 décembre.

Trois millions d’euros encore nécessaires

Des problèmes logistiques sont à la base de ce report envisagé, a affirmé une source proche du bureau d’appui technique du processus électoral (GTAP), un organe rattaché au ministère de l’Administration territoriale. « Nous attendons l’arrivée du matériel électronique et la fin des pluies pour commencer l’enrôlement des électeurs. Certaines zones du pays sont inaccessibles. Les pistes sont endommagées par les fortes pluies enregistrées cette année », a expliqué cette source.

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La Guinée-Bissau, qui a besoin de 4 milliards de francs CFA (6,1 millions d’euros) pour organiser ces législatives, dispose sur fonds propres de la moitié de cette somme, a indiqué une source au ministère des Finances. Mais, les fonds promis par la communauté internationale ne sont pas encore disponibles, a-t-elle ajouté.

(Avec AFP)