Politique

Sahara occidental : Antonio Guterres « profondément inquiet »

Le 10 octobre, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a présenté aux membres du Conseil de sécurité son rapport annuel sur le Sahara occidental. Peu d’évolutions et des points de crispation toujours aussi forts.

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Mis à jour le 11 octobre 2022 à 16:26

Des membres de la Minurso peu après leur atterrissage à Guerguerat, au Sahara occidental, le 25 novembre 2020. © Fadel SENNA/AFP

Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra tout au long du mois d’octobre cinq réunions consacrées au Sahara occidental, le secrétaire général de l’organisation, Antonio Guterres, a présenté lundi à ses membres son rapport annuel sur la situation dans la région.

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En grande partie basé sur les travaux la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), ce rapport fait office de bilan de l’année écoulée, et trace quelques perspectives à court terme de ce différend qui dure depuis une cinquantaine d’années.

« Hostilités de basse intensité »

Si Antonio Guterres note que cette année a été caractérisée par des « hostilités de basse intensité » entre le Maroc et le Polisario, il n’en demeure pas moins « profondément inquiet » par la résurgence des opérations militaires entre les deux acteurs du conflit qui constitue selon lui un « revers majeur » dans la recherche d’une solution politique. L’an dernier, dans son édition précédente, le Portugais s’inquiétait déjà de la « grande détérioration » de la situation dans la région.

Le rapport indique par ailleurs que les principaux coups de feu portés à la connaissance de la Minurso ont été tirés près de la commune d’Al-Mahbès, située dans la zone tampon, à une centaine de kilomètres de Tindouf. Ces incidents sont en recrudescence depuis le début de 2021.