Culture

[Série] Tunisie : Djerba la farouche

Hôte du 18e sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie, les 19 et 20 novembre, l’île de Djerba a su, au fil des siècles et d’une histoire mouvementée, perpétuer un mode de vie et une spiritualité qui font sa singularité. Récit.

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Par - à Tunis
Mis à jour le 14 novembre 2022 à 09:59

Le village de Guellala, dans le sud de Djerba. © Montage JA; NORBERT SCANELLA/Only France via AFP

L’île de Djerba a obtenu, en mars 2022, l’aval de l’Unesco pour postuler à son inscription au patrimoine de l’humanité, de quoi réjouir Homère mais aussi ses habitants successifs, qui ont su préserver l’île méditerranéenne la plus proche des côtes africaines, dont ils ont fait un phalanstère tout en singularité.

Les 19 et 20 novembre 2022, Djerba accueillera le 18e sommet de la Francophonie, un événement d’envergure et une première pour l’île, qui s’est imposée, depuis la première implantation d’un Club Med, comme l’une des destinations touristiques favorites des Européens.

Mais cette île en cache une autre, plus introvertie, farouche, jalouse de son authenticité et qui perpétue un mode de vie et une spiritualité qui en font un monde à part. Cette île, sans relief géographique particulier mais inscrite sur toutes les routes maritimes des puissances qui ont sillonné la Méditerranée, a