Économie

Côte d’Ivoire : comment Alassane Ouattara a mis la main sur la Bicici

En exclusivité, Jeune Afrique livre les coulisses des négociations qui ont conduit au rachat de la filiale ivoirienne de BNP Paribas par l’État ivoirien.

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Par - à Abidjan
Mis à jour le 4 octobre 2022 à 20:53

Le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, le 20 décembre 2019, à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. © Ludovic Marin / AFP

La décision de racheter la filiale ivoirienne de BNP Paribas via un consortium d’établissements publics a été, semble-t-il, prise par Alassane Ouattara lui-même. Selon nos informations, pour atteindre son objectif, le chef de l’État a, dès l’annonce du départ du groupe bancaire français du continent, mis en place une task force, laquelle a travaillé durant plusieurs semaines dans la plus grande discrétion.

Composé du vice-président, Tiémoko Meyliet Koné, du Premier ministre, Patrick Achi, du secrétaire général de la présidence, Abdourahmane Cissé, et du ministre de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly, ce quatuor s’est appuyé sur Youssouf Fadiga, le directeur général de la Banque nationale d’investissement (BNI), qui pilotait officiellement l’opération.  

Un levier solide

C’est Adama Coulibaly, le ministre des Finances, qui a été chargé d’informer la BNP de la volonté du