Économie

Sanctions, concurrence… Maroc Telecom en zone de turbulences ?

Cours au plus bas, sanction de l’ANRT, plainte d’Inwi… Après des résultats en berne au premier semestre, les perspectives semblent peu reluisantes pour l’opérateur historique marocain.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 3 octobre 2022 à 13:09

Abdeslam Ahizoune, le président du directoire de Maroc Telecom, dans son bureau, à Rabat, le 31 mars 2017. © Vincent Fournier/JA

Le verdict de la Cour d’appel de Rabat est tombé le 26 septembre : Maroc Telecom doit s’acquitter d’une astreinte de 2,45 milliards de dirhams (près de 230 millions d’euros). Une douche froide pour l’opérateur historique qui, contestant cette sanction notifiée par le régulateur marocain le 22 juillet, avait introduit un recours pour obtenir la suspension de son exécution, en attendant que la Cour se prononce sur le fond du dossier.

Cette lourde sanction tombe après une amende tout aussi importante de 300 millions d’euros infligée en 2020 au groupe dirigé par Abdeslam Ahizoune pour abus de position dominante. En litige avec Orange et Wana – connu sous la marque Inwi, un opérateur appartenant majoritairement au holding royal Al Mada -, Maroc Telecom est accusé de refuser d’ouvrir à ses concurrents ses infrastructures sur le marché de la téléphonie fixe.

À Lire Maroc : entre Orange, Inwi et Maroc Telecom, la bataille de la fibre

« C’est un litige qui dure depuis